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"Les Lolita", une communauté Girleek! - Crédit Photo Etienne Zajega

Les « Lolita », une communauté Girleek!

Elodie, une jeune carolo de 19 ans à forte personnalité, ne passe pas inaperçue dans les rues de Charleroi. Cette étudiante en écriture multimédia à la Haute Ecole Condorcet de Charleroi fait partie d’une étrange communauté, celle des Lolita.

Le phénomène des Lolita” est un courant mondial qui nous vient du Japon et qui a été popularisé dans les années 90. Les Lolita se distinguent du point de vue vestimentaire, s’habillant comme des poupées de porcelaine. Leur style se décline en plusieurs genres : Gothic Lolita, Sweet Lolita, ou encore Classic Lolita. Elodie, notre lolita carolo fait partie des Sweet Lolita, avec ses robes aux imprimés fleuris, aux couleurs acidulées, agrémentées de nœuds, de froufrous et ses perruques. La lolita nous apporte une touche d’élégance et de rêve dans notre monde parfois si rude et si brutal.

"Les Lolita", une communauté Girleek! - Crédit Photo Etienne ZAJEGALe phénomène des Lolita, est souvent associé à celui des mangas japonais avec une certaine connotation sexuelle. Elodie nous explique qu’il n’en n’est rien “la lolita n’a rien de sexuel, c’est un style vestimentaire qui s’inspire des tenues des siècles passés, principalement celles des périodes rococo et victorienne. C‘est également un mode de vie voire même une philosophie. La lolita aime vivre de façon raffinée, lire de la poésie, manger équilibré et surtout prendre soin d’elle”.

Et le côté Girleek dans tout cela ? Bien que peu répandu en Belgique (une cinquantaine environ), cette communauté communique grâce à internet et les réseaux sociaux. De plus, les Lolitas adorent se prendre en photo et les partager sur leur page de fan Facebook. Elles ajoutent, commentent, aiment et échangent vêtements et accessoires, car être Lolita n’est chose aisée, trouver des tenues peut se révéler un parcours du combattant. Les robes coûtent très cher, entre 50€ et 500€ et sont difficiles à trouver. Les Lolita se regroupent alors sur des sites internet spécialisés dans le troc et font des échanges.Cela nous permet de varier régulièrement nos tenues” dit Elodie qui précise : “Il y a également des sites japonais dédiés aux Lolita, mais pour y accéder nous sommes obligées de passer par des plateformes intermédiaires qui sont en anglais ”. Enfin, certaines d’entres elles ont même une boutique en ligne sur laquelle elles vendent leurs créations.

Elodie précise enfin pour celles qui seraient tentées de rejoindre cet univers “Ne le faites pas si vous n’êtes pas sûres de pouvoir l’assumer. Le regard des gens dans la rue est parfois très  dur parce que l’on sort de leur cadre socio-culturel”.

Page de fan Facebook d’Elodie : https://www.facebook.com/beescuit05

JGK

Crédit Photo : Etienne Zajega http://www.flickr.com/photos/zajega/

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